Villages montreusiens

Les habitants de Montreux sont très attachés à leur village : on est de Clarens, de Glion ou de Brent. Or ces villages sont une particularité locale. En effet, si dans d’autres grandes communes, des quartiers ont des bureaux de poste ou des gares distinctes, à Montreux, les villages ont pour la plupart été reconnus par les autorités vaudoises et habilités à prélever les impôts.

Une origine historique

Remontons au Moyen Âge : le paysage ne ressemble que peu à celui de Montreux aujourd’hui. Les bords du lac sont sauvages et les habitants se rassemblent autour d’une fontaine ou d’un four, dans les villages. Or il apparaît rapidement que ces villageois doivent s’organiser : il faut planifier les accès à la fontaine, surveiller les forêts ou les vergers grâce à un tournus, etc.  Ce sont les débuts d’une administration villageoise à laquelle se superposeront par la suite l’administration communale, cantonale puis fédérale. Le Canton de Vaud, dans ses lois successives reconnaît les villages ou fractions de communes, comme des entités administratives en dessous de la commune. Il y en a alors à Montreux, à la Vallée de Joux ou autour de Payerne.

En 1925, on comptait pas moins de 23 fractions de communes à Montreux. Ces fractions assumaient des services publics – souvent la distribution de l’eau – et pouvaient, à cette fin, prélever des impôts. Ils étaient gérés par une commission administrative et présidés par un gouverneur.

Depuis lors, le nombre des villages a diminué et les fractions ont progressivement laissé la place à des sociétés de développement ou à des sociétés d’intérêts, avec à leur tête des présidents.

A propos, saviez-vous …

Que les villages de Sâle, Chêne et Crin, le village des Planches et celui de Vernex ont encore un « gouverneur » ? Ce titre a une vieille origine paysanne, le « gouverneur » étant celui qui élève des animaux, avant de s’appliquer aussi à la gestion des affaires du village.

 

 

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